{"id":2485,"date":"2023-04-12T08:34:17","date_gmt":"2023-04-12T06:34:17","guid":{"rendered":"https:\/\/prist-esanpdc.fr\/?p=2485"},"modified":"2023-05-31T18:21:30","modified_gmt":"2023-05-31T16:21:30","slug":"works-description","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/prist-esanpdc.fr\/?p=2485","title":{"rendered":"Works : description"},"content":{"rendered":"\n<p>Nazif Can Ak\u00e7al\u0131, <em>Mycoderma aceti<\/em>, M\u00e8re de vinaigre, pommes, eau, verre, m\u00e9tal, 45 x 45 x 140 cm, 2023<\/p>\n\n\n\n<p>Cette installation se compose d\u2019un aquarium et d\u2019une projection. Dans l\u2019aquarium, on observe la fermentation du vinaigre de pomme \u00e0 laquelle j\u2019ai ajout\u00e9 plusieurs \u201cm\u00e8res de vinaigre\u201d que j\u2019ai produites. Aux c\u00f4t\u00e9s de cette m\u00e8re de vinaigre &#8211; nomm\u00e9e <em>Mycoderma aceti<\/em> -, est projet\u00e9e une vid\u00e9o qui montre des images de bact\u00e9ries observ\u00e9es \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Lille avec l\u2019aide ede Corentin Spriet. J\u2019ai ensuite appliqu\u00e9 un traitement de ces images par une intelligence artificielle.<\/p>\n\n\n\n<p>Le vinaigre est le r\u00e9sultat de la fermentation, qui est un m\u00e9canisme de production d&rsquo;\u00e9nergie. Lorsqu\u2019on observe ce processus, on remarque que les bact\u00e9ries ac\u00e9tiques se r\u00e9unissent pour former un biofilm. Il s\u2019agit d\u2019une substance compos\u00e9e de polym\u00e8res cr\u00e9\u00e9s par diff\u00e9rentes esp\u00e8ces de bact\u00e9ries, afin d&rsquo;augmenter l\u2019\u00e9nergie pour mieux r\u00e9sister aux facteurs environnementaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon la th\u00e9orie \u00e9volutionniste endosymbiotique, les bact\u00e9ries unicellulaires se sont combin\u00e9es pour produire plus d&rsquo;\u00e9nergie. Elles ont ainsi form\u00e9 des organismes pluricellulaires. Aujourd&rsquo;hui, la d\u00e9pendance aux \u00e9nergies fossiles conduit aux injustices, aux guerres et \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 de plus en plus individualiste. Examiner les processus \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans la fabrication d\u2019un biofilm et observer les interd\u00e9pendances permet de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 nouveaux frais aux syst\u00e8mes \u00e9nerg\u00e9tiques de ce monde. Il convient d\u2019apprendre \u00e0 se r\u00e9unir, \u00e0 cr\u00e9er notre propre biofilm pour r\u00e9inventer le futur.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9alis\u00e9 en collaboration avec Corentin Spriet, Ing\u00e9nieur de recherche au CNRS, S\u00e9gol\u00e8ne Arnauld, Ing\u00e9nieure de recherche et Th\u00e9o Berlemont, Stagiaire au D\u00e9partement G\u00e9nie Biologique et Alimentaire de Polytech, dans le cadre du Module de co-cr\u00e9ation Arts et Sciences, Polytech\u2019Lille-Es\u00e4.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p>Amandine Augustak, <em>Phal\u00e8ne<\/em>, Tarlatane, m\u00e9tal, cire, impression 3D, tirage avec contamination, 180 x 50 x 50 cm, 2023<\/p>\n\n\n\n<p>Mon travail d\u00e9peint les strates des espaces que nous habitons, questionne la place et la cohabitation du vivant et non-vivant dans des territoires qui ne cessent de se r\u00e9inventer. \u00c0 travers le m\u00e9dium de l\u2019image et des sciences, je cherche le point exact de m\u00e9tamorphose de nos paysages. Il s\u2019agit d\u2019affranchir les limites du temps, posant ses images dans plusieurs r\u00e9alit\u00e9s, faisant muer les fronti\u00e8res du r\u00e9el pour proposer au spectateur de nouveaux mondes. Je m\u2019affranchis des limites spatiales pour venir habiter les interstices du paysage, m\u2019int\u00e9ressant \u00e0 ce qui est mouvant, latent ou en suspens afin de ne retenir que les points de tensions de ce monde. Ces images jouent avec les fronti\u00e8res de l\u2019onirisme.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Phal\u00e8ne<\/em> est une installation se d\u00e9ployant dans le temps, proposant au spectateur un regard sur l\u2019\u00e9tat des corps, la transmutation des mati\u00e8res. Elle est une r\u00e9flexion sur ce que nos paysages peuvent devenir, proposant d\u2019ouvrir les portes d\u2019un nouveau et possible paysage. <em>Phal\u00e8ne<\/em> hybride un ensemble d\u2019artefacts que l\u2019on a abandonn\u00e9s aux bras du pass\u00e9, un ensemble de corps oubli\u00e9s. Outils ou objets manufactur\u00e9s, mat\u00e9riaux transform\u00e9s, documents d\u2019archives, images, cartes ou supports cartographiques, un large ensemble retrouv\u00e9 \u00e0 travers les souterrains d\u2019anciennes exploitations industrielles qui ont contamin\u00e9 et transform\u00e9 toute nature environnante. Un micro-monde o\u00f9 le regard se d\u00e9ploie dans une narration entre les substances et formes, apparition et disparition, une travers\u00e9e dans diff\u00e9rentes temporalit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9alis\u00e9 en collaboration avec Matthieu Duban, ing\u00e9nieur de recherche biologie mol\u00e9culaire \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lille.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p>Veronica De Oliveira Mota, <em>In Vitro Vivo<\/em>, Plaques de Plexiglas, g\u00e9lose nutritive, lierre terrestre, eau sal\u00e9e, laitue de mer, 40 x 33 cm, 2023<\/p>\n\n\n\n<p><em>In Vitro Vivo<\/em> : \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du verre je vis. Le verre est ici remplac\u00e9 par du Plexiglas manufactur\u00e9, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur duquel \u00e9voluent des \u00eatres v\u00e9g\u00e9taux gard\u00e9s en vie de mani\u00e8re artificielle. \u00c0 l\u2019aide d\u2019une lumi\u00e8re horticole et de g\u00e9lose nutritive, le lierre terrestre et la laitue de mer \u00e9voluent d\u00e9racin\u00e9s de leur environnement premier. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur de la surface en Plexiglas se dessinent des cercles et des sillons qui contraignent le d\u00e9veloppement des v\u00e9g\u00e9taux \u00e0 une forme \u00e0 laquelle je les assujettis. Le mat\u00e9riau transparent qu\u2019est le Plexiglas se r\u00e9v\u00e8le invisible pour la plante, mais la transforme tout de m\u00eame. Ce projet est une r\u00e9flexion autour de la capacit\u00e9 d\u2019un \u00eatre vivant \u00e0 pouvoir se d\u00e9velopper dans un environnement qu\u2019on lui impose. C\u2019est un questionnement sur la contrainte du v\u00e9g\u00e9tal \u00e0 \u00e9voluer dans un espace totalement artificiel et clo\u00eetr\u00e9. La cohabitation entre organisme v\u00e9g\u00e9tal et environnement synth\u00e9tique est-elle vraiment possible ? La pulsion de vie de l\u2019\u00eatre vivant est-elle \u00e0 elle seule n\u00e9cessaire \u00e0 son bon d\u00e9veloppement ? Quel est donc ce dispositif artificiel dans lequel on se love ?<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9alis\u00e9 en collaboration avec Barbara Bouet, \u00e9tudiante ing\u00e9nieure en G\u00e9nie biologique et Alimentaire, dans le cadre du Module de co-cr\u00e9ation Arts et Sciences, Polytech\u2019Lille-Es\u00e4.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p>Adeline Defontaine, Victoria Quiring, <em>Melinoe<\/em>, M\u00e8re de Kombucha, bac en verre, eau, th\u00e9 vert, sucre, vinaigre de cidre, 115 x 125 x 30 cm, 2023<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Notre souffle ne va pas s\u2019\u00e9puiser dans notre cadavre : il va alimenter tous ceux qui trouveront en lui une sc\u00e8ne \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Emanuele Coccia, <em>M\u00e9tamorphoses<\/em>, ed. Payot &amp; Rivages, Paris, 2020<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019entrecroisement des notions de renaissance, de mat\u00e9rialit\u00e9 partag\u00e9e et d\u2019\u00e9nergies, l\u2019installation <em>Melinoe<\/em> entend questionner la capacit\u00e9 du monde vivant \u00e0 capter les \u00e9nergies, qu&rsquo;elles soient naturelles ou spirituelles, dans le but de re-donner naissance \u00e0 de nouvelles formes de vie. En tant qu\u2019\u0153uvre vivante amen\u00e9e \u00e0 \u00e9voluer durant l\u2019exposition, le SCOBY (Symbiotic Culture Of Bacteria and Yeast), mis ici en culture et constituant l\u2019\u00eatre central de cette installation, g\u00e9n\u00e8re une membrane de plus en plus \u00e9paisse et au devenir singulier. Destin\u00e9e \u00e0 s\u2019\u00e9lever semblablement \u00e0 la re-naissance d\u2019une entit\u00e9 \u00e0 l\u2019aspect fantomatique, celle-ci se trouve pour le moment dans un \u00e9tat latent, puisant son souffle vital au c\u0153ur des \u00e9nergies qui constituent l\u2019exposition et nous amenant \u00e0 repenser les flux d\u2019\u00e9nergie et de mati\u00e8re sous forme de ph\u00e9nom\u00e8nes intra-actifs. Ainsi, en tant qu\u2019\u00eatre-poussant, <em>Melinoe<\/em> vient pointer du doigt les liens immanents qui nous unissent au monde vivant dans une spiritualit\u00e9 et une mat\u00e9rialit\u00e9 partag\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p>C\u00e9cilia Diette, <em>Ce qui restera<\/em>, T\u00e9l\u00e9viseur cathodique, micro-organismes, plastique, d\u00e9chets, eau, dimensions variables, 2023<\/p>\n\n\n\n<p>Que laisserons-nous derri\u00e8re nous lorsque l\u2019extinction de l\u2019homme sera \u00e0 son paroxysme ?<\/p>\n\n\n\n<p><em>Ce qui restera<\/em> est un projet qui explore l\u2019impact du changement climatique. Il r\u00e9fl\u00e9chit de mani\u00e8re critique \u00e0 la responsabilit\u00e9 du mod\u00e8le productiviste face \u00e0 l\u2019urgence \u00e9cologique et \u00e0 l\u2019\u00e9radication de la biodiversit\u00e9. Cette installation se compose d\u2019un t\u00e9l\u00e9viseur cathodique qui laisse appara\u00eetre \u00e0 travers son \u00e9cran divers \u00e9l\u00e9ments tels que des d\u00e9chets, des plastiques et du liquide. Ainsi, au lieu de nous divertir, cet \u00e9cran nous oblige \u00e0 faire face \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 environnementale. J\u2019ai choisi de d\u00e9tourner un t\u00e9l\u00e9viseur pour \u00e9voquer le r\u00f4le de la t\u00e9l\u00e9vision, et plus largement de la publicit\u00e9, dans la structuration de nos modes de vie. Cet objet appara\u00eet massivement dans les foyers \u00e0 partir des ann\u00e9es 60, en plein d\u00e9veloppement de la soci\u00e9t\u00e9 de consommation. Commence alors l\u2019invasion des images publicitaires qui incitent \u00e0 la consommation. Dans cette installation, ces images publicitaires sont remplac\u00e9es par un amoncellement de d\u00e9chets, cons\u00e9quence du consum\u00e9risme aux effets d\u00e9vastateurs. Par la suite, le projet sera compl\u00e9t\u00e9 par une s\u00e9rie de t\u00e9l\u00e9viseurs, renvoyant en cela au mod\u00e8le de la surproduction. Chaque t\u00e9l\u00e9viseur recycl\u00e9 sera transform\u00e9 en un objet sp\u00e9cifique qui \u00e9voquera \u00e0 sa mani\u00e8re l\u2019incapacit\u00e9 \u00e0 penser les limites du syst\u00e8me Terre.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9alis\u00e9 en collaboration avec Maxence Laurent, \u00e9tudiant ing\u00e9nieur en Syst\u00e8mes embarqu\u00e9s, dans le cadre du Module de co-cr\u00e9ation Arts et Sciences, Polytech\u2019Lille-Es\u00e4.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p>Thomas Ferreira, <em>Alter r\u00e9alit\u00e9s,<\/em> Imprimante 3D, profil\u00e9s aluminium, \u00e9cran, c\u00e2bles \u00e9lectroluminescents, 130 x 100 x 170 cm, 2023<\/p>\n\n\n\n<p><em>Alter r\u00e9alit\u00e9s <\/em>est une installation globale qui explore la relation complexe entre la technologie, la nature et la production artistique. L&rsquo;installation est compos\u00e9e d&rsquo;une imprimante 3D, d&rsquo;un syst\u00e8me de recyclage et d&rsquo;un \u00e9cran diffusant des mod\u00e8les 3D de plantes artificielles g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par une intelligence artificielle. Cette machine, mont\u00e9e sur une structure en profil\u00e9 aluminium, est con\u00e7ue pour fonctionner de mani\u00e8re autonome en se nourrissant de sa propre production.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;installation interroge \u00e9galement les notions d&rsquo;autonomie, de singularit\u00e9 et d&rsquo;autophagie en tant que syst\u00e8me de production. La pi\u00e8ce propose, dans une sorte de science-fiction, une vision dystopique d\u2019un futur o\u00f9 les ressources naturelles sont \u00e9puis\u00e9es, laissant les technologies et les Intelligences Artificielles \u00eatre la seule source de cr\u00e9ation. En utilisant l&rsquo;impression 3D, la machine questionne \u00e9galement les relations entre la mati\u00e8re et la forme, ainsi que les implications \u00e9cologiques de la production de masse.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9alis\u00e9 en collaboration avec Maxence Neus et Zoubida Zarhloul, \u00e9tudiant.e.s ing\u00e9nieur.e.s dans leurs d\u00e9partements respectifs Syst\u00e8me Embarqu\u00e9s et G\u00e9nie Civil, dans le cadre du Module de co-cr\u00e9ation Arts et Sciences, Polytech\u2019Lille-Es\u00e4.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p>Nathalie Lesure, <em>Nymphales<\/em>, Algues, soie, bois, eau sal\u00e9e, LED, dimensions variables, 2023<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019essence de ma pratique est fortement li\u00e9e aux structures du vivant et au monde naturel. C\u2019est surtout la dimension de la transformation, les \u00e9tats hybrides entre diff\u00e9rentes formes organiques qui reviennent dans ma d\u00e9marche.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Inspir\u00e9e des diff\u00e9rents stades de m\u00e9tamorphose d\u2019insectes, l\u2019installation <em>Nymphales<\/em> est marqu\u00e9e par l\u2019apparition fluctuante de v\u00e9g\u00e9taux marins. Plac\u00e9es \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de pochettes de soie, des algues s\u00e9ch\u00e9es \u00e9mergent d\u2019une bassine d\u2019eau sal\u00e9e. Au fur et \u00e0 mesure, le tissu est de plus en plus rong\u00e9 et teint\u00e9 par cette d\u00e9coction. L\u2019int\u00e9rieur des cocons devient visible par un \u00e9clairage fluctuant selon la pr\u00e9sence du corps du visiteur : les degr\u00e9s de transparence \u00e9voluent d\u2019une mani\u00e8re sensible. Ainsi, les fluides, le tissu et le v\u00e9g\u00e9tal se d\u00e9forment et se rencontrent dans un milieu de r\u00e9sonance. Tout est en relation \u00e0 l\u2019un et l\u2019autre, un r\u00e9seau de connexions entre contenu et contenant.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Your relations with others get inside you and make you the being you are. And they get inside the others as well. [\u2026] Beings do not so much interact as intra-act; they are inside the action. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Tim Ingold<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9alis\u00e9 en collaboration avec Anas Mazoz, \u00e9tudiant en Syst\u00e8mes embarqu\u00e9s, dans le cadre du Module de co-cr\u00e9ation Arts et Sciences, Polytech\u2019Lille-Es\u00e4.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p>Chuhui Luo, <em>L&rsquo;eau submergera les terres<\/em>, Vid\u00e9oprojection, film 8 mm, mod\u00e9lisation en 3D, 6 min, 2023<\/p>\n\n\n\n<p><em>L&rsquo;eau submergera les terres<\/em> est un film qui s\u2019appuie sur l&rsquo;histoire du barrage de Tignes, un barrage hydro\u00e9lectrique situ\u00e9 dans la haute vall\u00e9e de l&rsquo;Is\u00e8re et dans la vall\u00e9e de la Tarentaise, dans le d\u00e9partement de la Savoie, en France. Ce projet a entra\u00een\u00e9 l&rsquo;expulsion des habitants du village originel de Tignes en 1952, qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9moli, d\u00e9truit puis englouti. On observe dans ce film des archives photographiques et une mod\u00e9lisation en 3D de donn\u00e9es g\u00e9ographiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce projet, la piste suivie est celle d&rsquo;une lettre \u00e9crite par un anonyme de ce village disparu. Une histoire qui retrace la catastrophe qui se cache derri\u00e8re les villages inond\u00e9s, ou encore les traces de la transformation de la nature par les humains. C&rsquo;est une histoire d&rsquo;identit\u00e9 perdue, de souvenirs noy\u00e9s et d&rsquo;expulsions forc\u00e9es, entrecoup\u00e9e de discussions sur le temps pass\u00e9 et le temps pr\u00e9sent.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9alis\u00e9 en collaboration avec Louis Miglioretti, \u00e9tudiant ing\u00e9nieur en G\u00e9nie Civil, dans le cadre du Module de co-cr\u00e9ation Arts et Sciences, Polytech\u2019Lille-Es\u00e4.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p>LVCH, <em>P\u00e9rim\u00e8tre n\u00b01<\/em>, Installation performative, dimensions variables, 2023<\/p>\n\n\n\n<p><em>P\u00e9rim\u00e8tre n\u00b01<\/em> est une performance collective d\u2019une dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e, sur une surface ind\u00e9termin\u00e9e. Nous nous basons sur l\u2019imaginaire de l\u2019Aura. Notre recherche pseudo-scientifique repose sur l\u2019interpr\u00e9tation, via l\u2019interface que peut \u00eatre le multim\u00e8tre, du potentiel \u00e9lectrique traversant la plante, faisant ici office de capteur. Ce courant \u00e9lectrique est peut\u2011\u00eatre, comme pour nous autres humains (syst\u00e8me nerveux), un vecteur d\u2019information ou code informationnel. Dans une boucle de r\u00e9action intuitive, nous produisons des gestes, observons l\u2019influence ou non du geste sur l\u2019Aura et ainsi produisons d\u2019autres gestes, d\u2019autres observations.<\/p>\n\n\n\n<p>Un protocole est alors mis en place, mettant en lumi\u00e8re des questionnements \u00e0 caract\u00e8re tant\u00f4t esth\u00e9tique (notre fa\u00e7on de cr\u00e9er, avec des gestes pouvant \u00eatre r\u00e9p\u00e9t\u00e9s lorsque l&rsquo;on produit : casser, recouvrir, post\u2011iter\u2026), tant\u00f4t soci\u00e9tale (par la mise en situations, des sc\u00e8nes de vie quotidienne, d\u2019exp\u00e9rience traumatique : bizutage, rupture, isolement\u2026).<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p>Yuliya Makogon, <em>Je vois ma maison dans le noir<\/em>, Vid\u00e9oprojection, dimensions variables, 2023, 10 mn<\/p>\n\n\n\n<p><em>Je vois ma maison dans le noir<\/em> est un documentaire exp\u00e9rimental qui explore la vie \u00e0 Kyiv et dans sa r\u00e9gion pendant la grande guerre en Ukraine, en se concentrant sur les espaces collectifs et priv\u00e9s. La vid\u00e9o met en sc\u00e8ne les exp\u00e9riences des individus qui tentent de pr\u00e9server leur vie malgr\u00e9 les alertes a\u00e9riennes et les coupures d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 fr\u00e9quentes en hiver.<\/p>\n\n\n\n<p>La vid\u00e9o se compose de plusieurs interventions qui adoptent une structure narrative similaire \u00e0 celle d&rsquo;un recueil de r\u00e9cits, soulignant ainsi la pluralit\u00e9 des histoires de la guerre et l&rsquo;impossibilit\u00e9 de n&rsquo;en retenir qu&rsquo;une seule. Pour y parvenir, le concept de fragments est utilis\u00e9 pour donner une perspective subjective et reconna\u00eetre les impr\u00e9cisions et les lacunes. Cela encourage \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir sur les diff\u00e9rentes mani\u00e8res de raconter l&rsquo;histoire, et favorise un dialogue visuel sur ce sujet complexe.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p>Janitta Pel, <em>Arch\u00e9ologie<\/em> <em>Anthropique des Pierres<\/em>, B\u00e9ton, brique, pierre bleue, mortier, parpaing, carrelage, microcontr\u00f4leur, photor\u00e9sistance, lampe, tablette, papier, dimensions variables, 2023<\/p>\n\n\n\n<p>Au fondement de l\u2019\u00e9mergence de la vie sur terre, il y a ces pierres inertes mais pr\u00e9cieuses, non renouvelables et pourtant surexploit\u00e9es de mani\u00e8re massive par les activit\u00e9s humaines. Ces actions de notre temps transforment et font \u00e9voluer ces pierres en des objets hybrides \u00e0 la fois naturels et artificiels, nous incitant \u00e0 rechercher de nouvelles mani\u00e8res d\u2019observer, d\u2019analyser, d\u2019interpr\u00e9ter. Nicolas Nova, chercheur et socio-anthropologue franco-suisse, parle d\u2019une \u00e8re \u00ab post-naturelle \u00bb \u00e0 laquelle nous faisons face, o\u00f9 ces sp\u00e9cimens cr\u00e9\u00e9s par les humains portent les sympt\u00f4mes de nos conditions modernes.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce laboratoire invite toutes personnes curieuses \u00e0 \u00e9tudier des pierres issues de diverses fouilles de chantiers industriels, telles des arch\u00e9ologues cherchant \u00e0 analyser des d\u00e9couvertes. L\u2019exp\u00e9rimentation consiste ainsi \u00e0 capter le pouvoir de ces diff\u00e9rentes pierres, celui de r\u00e9fl\u00e9chir la lumi\u00e8re environnante gr\u00e2ce \u00e0 un syst\u00e8me \u00e9lectronique (compos\u00e9 d\u2019une photor\u00e9sistance, d\u2019un micro-contr\u00f4leur et d\u2019un \u00e9cran LCD ou \u00ab \u00e9cran \u00e0 cristaux liquides \u00bb indiquant des valeurs chiffr\u00e9es en temps r\u00e9el) et d\u2019une lampe directionnelle. Puis il s\u2019agit de rendre compte, d\u2019interpr\u00e9ter, de partager, de laisser une trace.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous proposons \u00e0 travers cette exp\u00e9rience de voir en la mati\u00e8re, au-del\u00e0 de sa conception mat\u00e9rialiste et anthropique, une dimension \u00e9nerg\u00e9tique interactive, pouvant \u00eatre invisible voire \u00ab mystique \u00bb. Tentons-nous de faire chanter les pierres lorsqu\u2019elles font l\u2019\u00e9nigme de nos limites perceptives ?<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9alis\u00e9 en collaboration avec Matthieu Papaseit, Marie Regnier et Fatoumata-Diaraye Diallo, \u00e9tudiant.e.s ing\u00e9nieur.e.s dans leurs d\u00e9partements respectifs Syst\u00e8mes Embarqu\u00e9s, Mat\u00e9riaux et G\u00e9nie Civile, dans le cadre du Module de co-cr\u00e9ation Arts et Sciences, Polytech\u2019Lille-Es\u00e4.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nazif Can Ak\u00e7al\u0131, Mycoderma aceti, M\u00e8re de vinaigre, pommes, eau, verre, m\u00e9tal, 45 x 45 x 140 cm, 2023 Cette installation se compose d\u2019un aquarium et d\u2019une projection. Dans l\u2019aquarium, on observe la fermentation du vinaigre de pomme \u00e0 laquelle j\u2019ai ajout\u00e9 plusieurs \u201cm\u00e8res de vinaigre\u201d que j\u2019ai produites. 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