Module de co-création Arts et Sciences, Polytech’Lille – Esä-Tourcoing

16 – 20 janvier 2023

L’exploration critique de la notion plurielle d’énergie s’est trouvée à nouveaux frais explorée à travers le Module de co-création Arts et Sciences, Polytech’Lille / Esä qui s’est déroulé du 16 au 20 janvier 2023, dans le cadre du programme de recherche Prist, qui sera clôturé par l’exposition à la Galerie Commune, du 6 au 14 avril. 

Journée d’ouverture, 16/01/23

Ce module a rassemblé 11 étudiants de l’Esä et 15 étudiants en Master de l’École polytechnique universitaire de Lille, encadré par Christophe Chaillou (Université de Lille), Nathalie Stefanov, Hugo Dinër et Marie Lelouche, enseignants à l’Esä. Les artistes Mélanie Berger et Kostrzewa Hugo ont également pris part au projet. Pendant une semaine, jeunes artistes et ingénieurs ont développé leur projet de co-création, animés d’un désir de travailler en complémentarité sur le développement de la production artistique en vue de l’exposition Prist.

ARCHÉOLOGIE ANTHROPIQUE DES PIERRES
Janitta Pel, en filière Art.image de l’esä ( Instagram janitta_pel )&
Marie Regnier, en département Matériaux ;
Matthieu Papaseit, en Systèmes embarqués ;
et Fatoumata Diallo, en Génie civil de Polytech Lille

Suite à son lancement le lundi 16 janvier à l’Esä Tourcoing, le Module s’est tenu au Fabricarium, le Fablab de Polytech’Lille, espace de créativité regroupant différents outils pilotés par ordinateur permettant notamment le prototypage d’objets 3D.

Nazif Can Akçalı
Théo Berlemont
Département Génie Biologique et Alimentaire de Polytech
Projet: Mycoderma aceti

Avec :
Véronica De Oliveira Mota, Barbara Bouet, Cécilia Diette, Maxence Laurent, Thomas Ferreira, Maxence Neus, Zoubida Zarhloul, Chuihui Luo, Louis Miglioretti, Nathalie Lesure, Anas Mazoz, Clotilde Segard, Reda Ousalhi, Marc Andrieux, Aleksandre Zharaya, Logan Paquin, Loïc Bal, Janitta Pel, Marie Reignier, Matthieu Papaseit,Fatoumata-Diaraye Diallo, Amandine Rousseau, Florian Derlique, Thibault Meynier. Merci à Fabien Jonckeheere, Fabmanager.

Thomas FERREIRA – Maxence NEUS (SE)- Zoubida Zarhoul (2IA) – projet 3D Printing Loop
L’eau submergera les terres
ESA : Chuhui Luo
Polytech Lille : Louis Miglioretti
Soutenance 20/01/23

Conférence d’Emmanuel Grimaud et Stéphane Rennesson

Stoned. Le sex appeal de l’inorganique

On présentera ici les résultats d’une enquête en cours sur la géobiologie, un genre de cartographie (ou de catalogue) des techniques de détection des réseaux ‘énergétiques’, mais aussi un film entrain de se monter intitulé STONED. Sur un site mégalithique, des gens s’adonnent à des expériences de reconnexion à la terre et à eux-mêmes, une sorte de ‘mégalitho-thérapie’. Celle-ci n’a pas que des effets thérapeutiques, elle a aussi ses vertus du point de vue d’une archéologie expérimentale qui chercherait à comprendre ce que les gens avaient dans la tête en posant des mégalithes à des endroits précis. On peut se demander en effet si les habitants du néolithique n’avaient pas une sensibilité bien plus accrue que la nôtre aux phénomènes terrestres, à la vie du sous-sol, aux effets des failles et courants d’eau souterrains par exemple sur l’organisme. Certains aujourd’hui le pensent et rien n’empêche de faire l’hypothèse qu’ils savaient repérer et exploiter les propriétés telluriques de leur environnement bien mieux que les ‘modernes’. Et si les chaos de pierres étaient bien plus organisés que l’on croit ? Des dispositifs ingénieux visant à développer les capacités latentes, des réseaux de roches connectées par des circuits invisibles, qui déplacent les frontières du corps, de la matière et des champs subtils ? Faut-il supposer l’existence d’une acupuncture terrestre dont nos ancêtres auraient eu la maîtrise ? Elle devrait pouvoir alors s’éprouver à nouveau au présent, avec ses points, ses lignes, ses failles, ses réseaux, ses grilles invisibles, ses pierres qui étirent, déforment, rééquilibrent, ajustent, amplifient ou neutralisent des champs de force. Un site mégalithique est nécessairement un lieu spéculatif où s’inventent toutes sortes de théories. C’est aussi un lieu privilégié pour expérimenter le sex appeal de l’inorganique (Benjamin, Perniola,…) , rendant possible tout un tas de sensations, de ressentis, d’expériences sublimes, extra-sensorielles (suspension du temps, de l’espace), états orgasmiques, états altérés de conscience. Mais n’allons pas trop vite. Il s’agit de refaire à notre tour l’expérience de STONED, de se servir du film comme une induction hypnotique et de voir dans quelle mesure nous pouvons constituer d’abord avec ses personnages et ses cailloux un réseau plus grand de roches connectées, une lithosphère.

Circuits Faibles (saPRISTi!)

saPRISTi! est le séminaire de recherche-création intégré au Programme de
Recherches Images, Sciences et Technologies (PRIST).


Dans le souci, tout à la fois, de rappeler le lien de co-originarité unissant l’art et la
technique, et de manifester l’écart que le premier creuse avec la seconde, saPRISTi!
cultive un rapport non instrumental voire dysfonctionnel, à l’égard des techniques
impliquées dans la thématique que construit le Programme, en favorisant la
redécouverte, le réapprentissage, l’exploration critique, le réemploi et le
détournement des outils, des machines, des “inventions” et des instruments
scientifiques proprement dits, que celle-ci mobilise.


Contre une certaine musique ambiante, nous verrons alors en quoi la technique peut
nous rendre plus sensibles au monde qui nous entoure ou, à l’inverse, étendre la
sphère du sensible.


Chaque semestre saPRISTi! se déploie entre théorie et pratique, afin de mettre à
l’épreuve de l’expérimentation individuelle et collective les principales notions que
recouvrent l’utilisation de ces techniques, au service de la création et de la réflexion.

Présentation générale de « Circuits Faibles »

saPRISTi! est le séminaire de recherche-création intégré au Programme de
Recherches Images, Sciences et Technologies (PRIST).


Dans le souci, tout à la fois, de rappeler le lien de co-originarité unissant l’art et la
technique, et de manifester l’écart que le premier creuse avec la seconde, saPRISTi!
cultive un rapport non instrumental voire dysfonctionnel, à l’égard des techniques
impliquées dans la thématique que construit le Programme, en favorisant la
redécouverte, le réapprentissage, l’exploration critique, le réemploi et le
détournement des outils, des machines, des “inventions” et des instruments
scientifiques proprement dits, que celle-ci mobilise.


Contre une certaine musique ambiante, nous verrons alors en quoi la technique peut
nous rendre plus sensibles au monde qui nous entoure ou, à l’inverse, étendre la
sphère du sensible.


Chaque semestre saPRISTi! se déploie entre théorie et pratique, afin de mettre à
l’épreuve de l’expérimentation individuelle et collective les principales notions que
recouvrent l’utilisation de ces techniques, au service de la création et de la réflexion.

Voyage d’étude

25 novembre 2022, Paris

Programme des visites d’expositions

– 10h : Visite libre de « Anima » de Laurent Grasso au Collège des Bernardins
– 14h : Visite guidée par le commissaire de  Phénomènes. L’inexpliqué face à la science au Musée de la médecine
– 16h30 : Visite guidée de « Faut-il voyager pour être heureux ? » à la Fondation EDF
– 18h30 : Visite livre du Palais de Tokyo avec notamment l’exposition « HUMPTY \ DUMPTY » de Cyprien Gaillard

Visite du laboratoire PC2A

Un programme très riche a été généreusement préparer par le laboratoire PC2A à l’attention des étudiant·e·s. Il·elle·s ont ainsi pu découvrir au travers de présentations enthousiastes des « manipulations » plus qu’inspirantes !

Au programme :

– Machine à Compression Rapide et Flamme Froide > Guillaume Vanhove et Yann Fenard
– Propriétés physiques et chimiques des aérosols atmosphériques > Denis Petitprez
– Combustion de l’ammoniac > Pascale Desgroux
– Etude des biocarburants > Luc-Sy Tran
– Transformations chimiques dans l’atmosphère > Amaury Lahccen
– Formation des particules de suies ou Flamme de biocarburant turbulente > Xavier Mercier / Alessandro Faccinetto et Eric Therssen

Visite de l’UGSF, laboratoire de biologie, Université de Lille

27 octobre 2022, visite du laboratoire UGSF et de ses équipements. La matinée a commencé par une conférence sur la lignine, puis visite des serres où se cultivent et s’étudient les plantes. Le parcourt se poursuit dans les différentes salles du laboratoire, en passant par celle où se trouvent les microscopes à fluorescence et se termine par une explication sur le rôle de l’amidon.

La visite a été organisée par Corentin Spriet, avec l’aide de Mélanie Bossu, Xavier Roussel, Godfrey Neutelings, Adeline Courseaux, chercheurs rattachés au laboratoire.