« Les nuages demeurent encore à ce jour la source d’incertitudes la plus importante pour la modélisation climatique »
Jeudi 20 décembre — 14 heures Site de Tourcoing
Si le CO2 atmosphérique tient souvent le devant de la scène lorsque le réchauffement climatique global est évoqué, c’est pourtant la vapeur d’eau qui est le gaz à effet de serre le plus abondant dans l’atmosphère. L’eau sous toutes ses formes (liquide, glace et gaz) est un élément central du système climatique. Les nuages et la vapeur d’eau permettent le transport parfois très rapide, d’immenses quantité d’énergie d’un endroit à l’autre de l’atmosphère, contribuant notamment à réguler les températures à la surface en redistribuant l’énergie reçue par la Terre des zones les plus chaudes vers les régions plus froides. Par ailleurs, les nuages demeurent encore à ce jour la source d’incertitudes la plus importante pour la modélisation climatique. En particulier, les rétroactions climatiques associées aux nuages et à la vapeur d’eau font l’objet d’une intense activité de recherche. Pour étudier ces questions, les observations fournies par les nombreux instruments en orbite autour de la Terre, sont devenues essentielles pour les scientifiques. Nous illustrerons dans cet exposé à travers une sélection d’images satellites comment les nuages, la vapeur d’eau et leurs incontournables compagnons les aérosols, interagissent et régissent le climat de notre planète.
Jérôme Riedi a obtenu son doctorat en Physique du rayonnement atmosphérique en 2001 à l’Université de Lille. Après un postdoctorat au NASA Goddard Space Flight Center, puis au CNES il devient Maitre de Conférence au Laboratoire d’Optique Atmosphérique en 2003. Ses recherches portent sur l’étude de l’atmosphère par télédétection spatiale et la compréhension des interactions entre les nuages, la vapeur d’eau, les aérosols et les rayonnements solaire et tellurique. Il est actuellement Professeur à l’Université de Lille, Directeur du Centre de Données et Services ICARE/AERIS et membre de plusieurs groupes de préparation à des missions d’observation spatiale pour la France, l’Europe et le Japon.
Workshop avec Karine Bonneval. Placement des productions dans la Galerie Commune
Dans le cadre du programme Prist « Art & science »
Workshop de l’artiste Karine Bonneval : 5 – 6 – 7 décembre
Conférence le vendredi 7 décembre – 14h00
Ecole Supérieure d’art du Nord-pas-de-Calais
Site de Tourcoing
Vertimus
nous nous tournons, nous nous retournons sens dessus-dessous, nous changeons, nous permutons, nous nous transformons
Comment regagner de l’empathie envers le non humain ? Karine Bonneval s’intéresse à l’altérité végétale et aux interactions complexes et spécifiques qui lient l’homme et la plante. Et si on entendait pousser les champignons ? Pouvons-nous échanger notre souffle avec les arbres ? Ses œuvres, qui prennent des formes plastiques diverses (installations, sculptures, film, photographie), explorent les liens possibles entre le vernaculaire et les technologies. Elle travaille avec différentes équipes de scientifiques oeuvrant dans le champ de l’écologie. Ensemble, ils développent des projets combinant des questions et des méthodologies de recherche innovantes en bioacoustique, microscopie et représentation thermique, dans une création sensible impliquant les plantes et leur environnement.
Née à La Rochelle en 1970, Karine Bonneval est diplômée de l’Ecole des Beaux-Arts d’Angoulème et de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg. La découverte, en 2000, de la forêt tropicale de Guyane a transformé sa pratique et elle travaille désormais sur notre rapport au monde du vivant végétal. Depuis 2014, elle collabore avec des équipes d’écologie végétale à Orsay, Clermont Ferrand, Berlin et Cornell.
Karine Bonneval, Ecouter la terre, Aurélien Mole pour Micro-onde, 2018
Karinne Bonneval, Dendromité, image tirée du film, 2017
Objectif 1
Articulé à l’objet d’étude Atmosphère, en lien avec les matériaux des laboratoires LOA et PC2A, faire travailler les étudiants à la mise en place de leur projet (production d’un pdf, maquette, croquis, texte, image).
En vue de :
La présentation aux étudiants ingénieurs de Polytech’lille : 18 décembre (par la présentation d’un document par ex. pdf)
L’exposition à la Galerie Commune : vernissage le 28 février 2019
Objectif 2 :
Récolter (leur faire produire) du matériel pour nourrir le catalogue (texte – images – légendes).
Déroulé prévisionnel
Mercredi 5 décembre
9h00 – 11h00 : présentation de la recherche de Karine Bonneval
11h00 – 12h30 : les étudiants (une dizaine) présentent leur pré-projet devant le groupe
14h00 – 18h00 : ils avancent sur la réalisation du projet (le redéfinir si besoin). Ils décrivent les moyens plastiques de sa réalisation ; Ils l’inscrivent dans dans l’espace d’exposition.
En fin de journée : – Ils ont écrit un petit texte (environ 1000 signes pour catalogue et présentation) – Ils ont réalisé un ou plusieurs croquis – Ils commencent à réfléchir à la fiche technique
Jeudi :
9h30 – 12h30 et 14h00 – 18h00 On reprend les textes, croquis, fiches techniques. On les fait avancer sur les images, les titres, les légendes. On termine le pdf.
Vendredi Matin : mise en scène (fictive) dans l’espace d’exposition (Galerie Commune), scénographie, cartels, organisation.
Après midi : Karine Bonneval présente sa recherche auprès des étudiants de Nathalie Delbard, Université de Lille.
Référents : Nathalie Stefanov, avec Stéphane Cabée, Marie Lelouche et Silvain Vanot
Vendredi 23 novembre, les étudiants du Master Arts, encadré par Nathalie Delbard, Pôle arts plastiques, Université de Lille et les étudiants de l’esä, inscrits dans les enseignements de Nathalie Stefanov (Prist), ont été invités par Corentin Spriet, responsable de la plateforme de microscopie photonique TISBio, à visiter les laboratoires de l’équipe « glycobiologie végétale » de UGSF, de l’Université de Lille, UMR8576 .
Présentation par Fabrice Wattebled, chef de l’équipe de glyocobiologie végétale
Comme son site l’indique : « L’équipe de Glycobiologie Végétale s’intéresse à l’élucidation des mécanismes liés au métabolisme de l’amidon et sa régulation selon une approche de génomique fonctionnelle menée chez les organismes modèles Arabidopsis thaliana et Chlamydomonas reinhardtii. »
Qu’est-ce qu’une mauvaise herbe ?
La visite a commencé par une conférence de Camille Vandromme, doctorante en biologie, portant sur son objet d’étude, l’Arabidopsis thaliana.
Camille Vandromme, doctorante en biologie
Qu’est-ce qu’une mauvaise herbe interroge Camille Vandromme ? Quel rôle jouent-elles dans la biodiversité ? Comment, du point de vue de l’agriculteur, une plante n’appartenant pas à sa culture, peut-elle être conçue comme nuisible ? Qu’appelle-t-on un mutant pour le végétaliste ? Comment la nature fabrique-t-elle des organismes génétiquement modifiés ? Qu’est-ce que le génie génétique ?
Microscopie
Suite à la conférence de Camille Vandromme, les étudiants ont pu accéder aux salles des microscopes de la plateforme TISBio où travaillait Clémence Simon de l’ Unité de Glycobiologie Structurale et Fonctionnelle, sur un échantillon de lin. Comment se prépare un échantillon ? Quel type de microscope utiliser pour mettre en évidence certaines hypothèses ? Comment certains microscopes peuvent-ils permettre au chercheur de visualiser l’échantillon en profondeur ? Comment les chercheurs mettent-ils en évidence par l’usage de couleur certains éléments de leur objet d’étude ?
Microscope TISBio
Les équipements
Fabrice Wattebled, chef de l’équipe de glyocobiologie végétale a ensuite présenté les équipements et les salles où sont mises en culture plusieurs espèces. Maud Facon, chercheuse, a décrit le système complexe de culture de pommes de terre in vitro, sytème abrité dans des armoires aux dimensions esthétiques indéniables.
Maud Faon, système de culture de pommes de terre in vitro
Enfin les étudiants on pu observer plusieurs des équipements de l’unité, comme les serres qui pour certaines abritent des OGM, serres dont l’accès est réglementé.
Serres OGM avec station météo pour contrôle des conditions intérieures
Expositions à venir
Les matériaux conceptuels, les connaissances et les différents instruments de la recherche serviront de source à la mise en oeuvre des travaux des étudiants pour les expositions qui se préparent à l’horizon 2019 à la Galerie Commune, et en particulier les expositions :
Eloge des mauvaises herbes, présentant les pratiques des étudiants M1/M2 APV + esä 4ème/5ème année, une exposition réalisée à partir de l’œuvre de Karl Blossfeldt et portant sur la représentation de la nature, dans le cadre d’un workshop avec Anaïs Boudot, artiste invitée par le Centre Régional de la Photographie et la Galerie Commune.
25 avril au 6 mai 2019
Commissariat : Anaïs Boudot + suivi Nathalie Delbard pour l’Université et Leïla Pereira pour l’esä.
Mais aussi pour l’exposition :
Prist / Atmosphère / Art & science
28 février au 15 mars 2019
Exposition réalisée dans le cadre du programme de recherche Images, sciences et technologies au cours duquel les étudiants de l’Esä cheminent au voisinage des scientifiques et philosophes, spécialistes de l’atmosphère. A l’heure du réchauffement climatique, quelles sont les nouvelles formes ou représentations de l’atmosphère ? En partenarait avec le Labex CaPPA.
CHORÉOMORPHISMES Une conférence d’Olivier Perriquet, invité par Esa Npdc Dunkerque-Tourcoing dans le cadre du programme de recherche Images, sciences et technologies. Jeudi 15 novembre 2018 14h – 16h Salle de culture générale, esä 36 bis rue des Ursulines, 59200 Tourcoing
Le film et le montage de la conférence ont été réalisés par Thibault Barois, stagiaire sur le programme Prist.
Olivier Perriquet est un artiste visuel dont le travail traverse différents champs, tels que le cinéma expérimental et élargi, la vidéo, les nouveaux médias, le spectacle vivant ou l’installation, se référant souvent de façon implicite au langage et à l’imaginaire scientifiques. Avec une affinité particulière pour l’optique et les machines de vision, il expérimente depuis environ quinze ans le cinéma en live et l’installation à l’aide de systèmes de capture et de projection conçus spécifiquement, déployant un imaginaire qui cherche à être hors du temps, où apparaissent souvent des images archaïques ou faisant référence à l’enfance. Diplômé du Fresnoy-Studio National, parallèlement à un cursus en science, il est actuellement chargé de la recherche au Fresnoy et enseignant à l’école média/art de Chalon-sur-Saône.
Olivier Perriquet lors de sa conférence. @Thibault Barois
Philippe Dubuisson. Présentation des activités du laboratoire, introduction des techniques d’observation atmosphérique, focus sur les activités de recherche sur l’électricité atmosphérique
Le Laboratoire d’Optique Atmosphérique est une Unité Mixte de Recherche du CNRS et de l’Université de Lille, spécialisée dans l’étude des nuages, des aérosols, de leurs précurseurs et de leurs impacts environnementaux (climat, pollution).
Une partie de l’équipe Prist devant Lilliad, Learning Center, Université de
L’esä, le Learning Center de Dunkerque et le Labex CaPPA organisent la journée d’étude « Pollinisation ».
Avec :
Nicolas Visez (maître de conférence au PC2A Physicochimie des processus de Combustion et de l’Atmosphère, Université de Lille) –
Marie Choël (maître de conférence au LASIR Laboratoire de Spectrochimie Infrarouge et Raman, Université de Lille)
Olivier Schefer (Professeur des universités en esthétique à Paris 1-Panthéon Sorbonne, membre de l’Institut ACTE)
Nicolas Visez et Marie Choël traiteront de cette particule spécifique qu’est le pollen dans l’atmosphère alors qu’Olivier Schefer, Professeur d’esthétique à Paris 1 traitera de Novalis , ce romantique allemand qui a réuni ses pensées sous le titres « Grains de pollens ».
Présentation
« L’atmosphère que nous respirons est à la fois le lieu et le médium d’un brassage planétaire. Il véhicule à travers le monde quantités de particules de provenances diverses : quand certaines, comme les sables, les sels marins et les pollens, sont naturelles, d’autres sont d’origines urbaines ou industrielles : ce sont des polluants. Les agences de surveillance en font le comptage ; mais quels sont les protocoles et les instruments qui permettent aux scientifiques de les identifier, à dessein d’en mesurer les impacts sanitaires ? Peut-on, à cet égard, établir un lien entre la hausse de la pollution de l’air et l’augmentation des cas d’allergie aux pollens, en observant que les polluants particulaires et gazeux altèrent la composition physico-chimique de ces derniers ? Voilà de quoi viendront nous entretenir deux scientifiques, en s’appuyant sur des images microscopiques d’une troublante beauté. Un philosophe de l’esthétique les rejoindra, pour méditer en quoi les effets de dissémination et de contamination propres au grain de pollen peuvent inspirer une manière de penser et de créer. »
Programmation
Marie Choël : La pollution atmosphérique : belle et mortelle ?
Son intervention sera centrée sur la pollution particulaire. Les particules atmosphériques proviennent de nombreuses sources (industrielles, urbaines mais aussi naturelles) ce qui leur confèrent des différences importantes dans leurs compositions chimiques et leurs tailles. Ces caractéristiques influencent particulièrement leurs effets sanitaires. Cette présentation sera l’occasion d’interroger les valeurs réglementaires de mesure de la pollution atmosphérique et également de découvrir des images saisissantes de microscopie électronique.
Marie Choël, (maître de conférence au LASIR Laboratoire de Spectrochimie Infrarouge et Raman, Université de Lille
Nicolas Visez : Le pollen est-il un polluant atmosphérique ?
Son intervention portera sur les facteurs environnementaux et l’évolution des modes de vie que l’on suppose impliqués dans l’augmentation de la prévalence de l’allergie pollinique ces dernières décennies. Des exemples concrets de modifications des propriétés biologiques, physiques et chimiques des pollens par la pollution atmosphérique seront décrits.
Nicolas Visez, maître de conférence au PC2A Physicochimie des processus de Combustion et de l’Atmosphère, Université de Lille
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Retour en images sur la conférence « Pollens et polluants » qui s’est tenue au Learning Center – Ville durable de Dunkerque le mardi 23 octobre 2018.
Cet événement s’inscrit dans un cycle de conférences mené par l’Esä dans le cadre du programme de recherche Images, sciences et technologies. Cette année, les acteurs du programme se confrontent à l’étude de l’atmosphère et tentent à travers lui de comprendre les mécanismes de l’anthropocène.
Nous tenons à remercier Marie Choël, Olivier Schefer et Nicolas Visez qui ont partagé, lors de cette conférence, le fruit de leurs recherches avec les étudiants. Mise en oeuvre : Nathalie Stefanov et Cyril Crignon crédit photo : Juliette Gadenne
Nous remercions le Learning Center Ville durable de la Halle aux sucres, et en particulier Christine Masson, qui en assure la coordination scientifique, Caroline Vyve, secrétaire et, bien sûr, Marnix Bonnike, son directeur.
Exposition Air Fictions, autour de Enantiodromia de Morgane Josse. Christophe Chaillou à gauche et Pablo Rojo à droite. Galerie Commune, 2019
Stanislav Kurakin présente sa pièce devant les étudiants de Polytech
Présentation
Les collaborations entre artistes et ingénieurs tendent aujourd’hui à s’accélérer. Ce module permet d’en faire l’expérience, en faisant travailler les étudiants ingénieurs de Polytech’Lille avec les étudiants artistes de L’école supérieure d’art du Nord-pas-de-Calais (ÉSÄ). Le module comprend une initiation à l’histoire des oeuvres situées à l’interface des arts et des sciences. Il se poursuit par la rencontre avec un artiste contemporain, Dewi Brunet, dont les oeuvres complexes, dotées de formes et matériaux innovants, sollicitent les compétences en ingénierie, transformant l’ingénieur en co-créateur de l’oeuvre. Enfin, le module amène l’étudiant ingénieur à répondre aux questions et besoins que se posent dix étudiants en art au sujet de leur installation artistique et à inventer des solutions innovantes en dialogue avec ces jeunes artistes dont les oeuvres seront présentées du 28 février au 15 mars février 2019 à la Galerie Commune (ÉSÄ Tourcoing).
Ce module s’inscrit dans le parcours Prist art & science qui interroge cette année le réchauffement climatique par une approche artistique et scientifique, en partenariat avec le labex CaPPA.
Porteurs du projet : Polytech’Lille : Christophe Chaillou – Rodolphe Astori
ÉSÄ : Martial Chmiélina – Nathalie Stefanov – Stéphane Cabée – Marie Lelouche. Avec la participation de Corentin Spriet, Ingénieur CNRS, plateforme TISBio
Étudiants ingénieurs : Augustine Boulin, Ines Bousseliou, Axel.Croce, Dorielle Devorsine, Ronnie Mve Mebale, Danielle-Nancy Peter-Bike, Pascal.Teyssere, Antoine Untereiner, Ji Yang
Étudiants en art : Ghyzlene Boukaila, Qi Han, Morgane Josse, Stanislav Kurakin, Alice Letourneux, Soumaya Menouar Menari, Alexandre Riés, Rémy Thellier.
Séances antérieures au Module art & science
Jeudi 18 octobre – 18h30 – Polytech’Lille
Sujet : Les projets de co-création art & science comme accélérateurs d’idées
Avec : Nathalie Stefanov, historienne de l’art, responsable du Programme de recherche Images, sciences et technologies (Prist) – Stanislav Kurakin, étudiant artiste, Corentin Spriet, Ingénieur de recherche CNRS.
Jeudi 13 décembre – 11h00 – 14h00 – Polytech’Lille
Dix étudiants art de l’ÉSÄ présentent sous une forme courte et en image leur projet pour lesquels ils ont besoin de compétences / ingénieur. Une visite du Fabricarium est ensuite organisée pour les étudiants ÉSÄ.
Première rencontre entre les étudiants de Polytech’lille et les étudiants de l’ÉSÄ, le 13 décembre, pour préparer le module.Avec les enseignants : Stéphane Cabée, Nathalie Stefanov (ÉSÄ) ; Rodolphe Astori, Christophe Chaillou (Polytech’lille) et Fabien Jonckheere (Fabricarium)
Janvier 2019
Vendredi 11 janvier – Mardi 22, Mercredi 23 et Jeudi 24 janvier le matin . Soutenance : vendredi 25 après-midi.
Objectif :
Articulé à l’objet d’étude Atmosphère, en lien avec les matériaux des laboratoires LOA et PC2A, faire travailler les étudiants ingénieurs de Polytech’Lille et de l’ÉSÄ, sous la forme de binôme, au développement technique et technologique de leur projet pour l’exposition Prist (28 février – 15 mars / Galerie Commune).
Courte présentation par les étudiants Polytech et l’ÉSÄ de leur spécialisation.
14h00 – 18h00
Intervention de l’artiste Dewi Brunet (sélectionné pour Watch this space) : élaboration d’un projet commun entre étudiants ingénieur et art.
Travail en binôme centré sur les questions posées par les projets des étudiants en art. Fin de journée : visite des équipements de l’ÉSÄ (Galerie Commune, menuiserie, salle informatique, imprimante 3D, salle de sculpture, de typographie, de peinture, de sérigraphie). Les objectifs et leur mode de réalisation sont posés à la fin de la journée (rédaction du cahier des charges).
Mardi 22 – Mercredi 23 et Jeudi 24 le matin (9h30 – 12h30)
Les binômes se coordonnent pour le lieu : Polytech ou ÉSÄ en fonction des besoins.
Travail en binôme centré sur les questions posées par les projets des étudiants en art.
Vendredi 25 après-midi : Bilan du Module par les enseignants de Polytech et de l’ÉSÄ.
Référents : Christophe Chaillou, Rodolphe Astori, Fabien Jonckheere, Nathalie Stefanov, Stéphane Cabée, Marie Lelouche et Silvain Vanot
Renseignements : nathalie.stefanov@esa-n.info –
Résumé des projets :
11 reçus le 19/12/2018 sur 20 étudiants (placés dans l’ordre de leur réception).
Thellier Remy
« Souffler, c’est faire monde, de fondre en lui et dessiner à nouveau notre forme dans un exercice perpétuel ». En me reposant sur le livre d’Emanuele Cocía, La vie des plantes, une métaphysique du mélange, paru en 2016 , je visualise un dispositif permettant aux spectateurs de faire apparaître une ou plusieurs vidéos à l’aide de l’intensité de leur souffle. Contrainte de la luminosité de la galerie de Tourcoing , pourquoi pas relier un ou des capteurs directement sur des télévisions ou à un relais, un ensemble disposé à la hauteur des yeux. Plus il y a de l’intensité dans le souffle, plus l’image de la vidéo est nette et poursuit sa lecture. Mais dès que la captation du souffle s’atténue, l’image s’obscurcit et par conséquent inerte.
Ghyzlène Boukaila – Axel croce
Mésoclimat (titre provisoire) « L’installation Art/ Science parlera du climat actuel en France. En effet chaque samedi depuis quelques mois des manifestants sortent dans les rues. Leur lutte s’inscrit dans une continuité, sous forme d’actes. Le réchauffement climatique est au coeur des débats. Mésoclimat fera le parallèle entre les mouvements sociaux hebdomadaires et les datas de relevés atmosphériques. L’idée serait de faire dialoguer des témoignages de mouvements sociaux et un constat environnemental. Le spectateur se retrouvera entre deux sources de données, l’une proposant des témoignages faits par des manifestants lors des différents actes par le biais de téléphones suspendus dans l’espace, et l’autre un constat des actions anthropiques sous formes de relevés atmosphériques projetés sur le parcours du spectateur, en suivant la chronologie des actes. »
Ronnie Mve Mebale, Soumaya Menouar
Plan Canari : APPLICATION INTERPRÉTATIVE DE L’ATMOSPHÈRE AMBIANTE Je veux créer une application Android pour tablette. J’ai commencé le programme sous Processing, langage proche du Javascript. Il fonctionnera comme une Réalité Augmentée. Pour le moment, je continue à le développer pour, qu’à partir d’une photo et de données sonores prises par la tablette en un instant (T), il génère un algorithme interprétant l’atmosphère ambiante de cet instant. Le programme : Il synthétise la photo en nuage de points et lui applique un mouvement similaire à ceux des nuages et des turbulences. Le visuel sera proche d’une photo s’animant en vidéo de ciel nuageux plus ou moins turbulent en fonction des variables sonores (de T). J’aimerais être aidée sur le développement et l’optimisation de cette application que j’ai décrite très brièvement et qui est le prolongement de mon détecteur de couleurs. J’aimerais éventuellement la passer sur Unity (langage C#), et la rendre compatible à différents supports Android.
Inès Bousseliou – Morgane Josse
Pour mon projet plastique, j’ai décidé de réaliser une sculpture animée au fonctionnement, qui je crois est, relativement simple. Elle se compose d’un socle sur lequel est fixée une tige maintenant un sablier, possédant un aimant à chaque pôle. Le sable de celui-ci a été remplacé d’un côté par de l’eau et de l’autre du pétrole. Il se mettra alors en mouvement par attraction magnétique, grâce aux aimants installés sur les moteurs rotatifs situés à chaque extrémité du sablier. Je vous joint un schéma qui vous permettra de me comprendre d’avantage. J’ai pour ce projet deux questions qui me viennent: La première, je ne parviens pas à ce jour à me procurer du pétrole, je voulais donc savoir par quel autre liquide, possédant les mêmes propriétés physiques, pourrais-je le remplacer? Et la seconde, comment obtenir une synchronisation des deux moteurs rotatifs (de type moteur à micro-onde)? «
Alice LETOURNEUX , Pascal Teyssere
Mon projet sera un bloc carré suspendu au plafond, qui s’élèvera et descendra lentement à rythme régulier, par un système de poulie automatisé (j’aurai besoin d’aide d’étudiants Polytech’lille); il diffusera via casque (fil assez long), enregistrements sonores de vent (isolés de bruits parasites) captés à différentes hauteurs. Le matériau de la caisse reste à définir selon poids supportable par le plafond Galerie commune.
Antoine Untereiner – Stanislav Kurakin
Mon projet se résume en une installation qui modifie les fonctions d’un ancien vidéo-projecteur. Le projecteur a été démonté de telle manière à ce que les trois filtres (rouge, vert et bleu) et les espaces entre eux soient accessibles. Il s’agit d’installer au sein de l’appareil un jeu de lentilles, miroirs et lumières afin de capter les “vues” à l’intérieur du projecteur et les envoyer vers l’extérieur. Le système doit produire une image en mouvement : j’ai prévu donc d’actionner les lentilles/miroirs/lumières avec des petits moteurs simples reliés à une arduino. Anthroposcéptique – société du spectacle – structuralisme – architecture – histoire du cinéma – captation et transformation du réel
Alexandre Ries – Dorielle Devorsine – Ji Yang
Titre provisoire: Jouer à dieu , Installation vidéo Mon projet s’inspire d’une technique scientifico-chimique (géo-ingénierie) au service de l’Homme. Il s’agit de « l’ensemencement des nuages » qui consiste à bombarder un nuage d’iodure d’argent et de sel depuis un avion afin de provoquer une réaction chimique et de provoquer de la pluie. J’aimerais interroger la légitimité d’une telle pratique d’un point de vue éthique de même que d’un point de vue écologique. Dispositif: il s’agira d’une projection vidéo sur un mur, puis une machine à fumée diffusera de la fumée par le dessous de la projection et l’image se diffusera sur la fumée. Mes essais sur fumée n’étant pas concluants, je cherche à trouver une meilleure solution avec ce dispositif.
Danielle Peter et Han Qi
Présentation et objectifs du projet Le travail de Han Qui qui représente un mélange de différentes matières (béton, pierre…) dans lequel nous y trouvons des fossiles technologiques (morceaux de clavier d’ordinateur par exemple), doit être filmé et projeté de la manière suivante : – 3 Caméras connectés à un PC filment le mélange sous différents angles
– Le projecteur connecté au PC, doit pouvoir afficher sur un même écran : – Une vidéo de l’espace futur (vidéo virtuelle en 3D) Les trois vidéos des 3 caméras (représentant le réel, de ce monde « post- humain »)
Soutenances du vendredi 25 janvier à Polytech Lille
25 janvier à Polytech’Lille – soutenance des projets du Module.Stanislav Kurakin et Antoine Untereiner, modification d’un ancien vidéo-projecteurConception terminée du moteur composé d’une carte Shield et d’un Arduino, de deux adaptateurs, ainsi que d’un moteur lève-vitre de voiture récupéré. Pascal TEYSSERE, Alice LETOURNEUXTravail conjoint de colorisation des images satellites, Ji Yang et Alexandre RiesMorgane Josse et Alice LetourneuxAntoine Untereiner sur la pièce coproduite avec Stanislav KurakinThellier Rémy et Augustine Boulin Découpeuse laser pour la fabrication de la boîte
Durant l’année universitaire 2017-2018, l’Esä a invité plusieurs intervenants afin d’apporter aux étudiants en art, un savoir spécifique en fonction de la thématique, celle qui questionne la physique des particules, l’univers primordial et le rapport de l’homme à l’espace.
Nous présentons ici l’ensemble des conférences et des workshops qui se sont déroulés à l’Esä.
Charlotte Bigg
Conférence de Charlotte Bigg, Esä, 26 novembre 2017
Historienne des sciences, chercheuse au CNRS, Centre Alexandre Koyré
Le siècle de l’atome en image
26 octobre 2017
Esä, Site de Tourcoing
Dans le cadre du programme de recherche Images, sciences et technologies, l’Esä invite l’historienne des sciences Charlotte Bigg, Chercheuse au CNRS, Centre Alexandre Koyré (Paris). Il sera question de l’atome, entité invisible mais qui paradoxalement est à l’origine d’une production iconographique importante depuis le début du XXe siècle, de la photographie de la radioactivité par Becquerel au champignon atomique encore au logo IBM fait d’atomes individuels de xénon, emblème des nanosciences ».
affiche de la conférence de Charlotte Bigg, Esä, 26 octobre 2017
Conférence de Charlotte Bigg, Esä, 26 novembre 2017
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FlorianeGermain
Docteur/PhD. muséologie, médiation patrimoine, pour l’Observatoire de l’Espace du CNES
L’Observatoire de l’Espace du CNES, un laboratoire arts-sciences à part
16 novembre 2017
Amphithéâtre du Pôle Arts Plastiques
Esä, site de Tourcoing
« Les relations arts-sciences sont en général envisagées comme un échange technologique et techniciste entre un artiste et un scientifique. L’artiste s’empare d’une technologie pour réaliser sa création, aidé par le scientifique. L’Observatoire de l’Espace envisage ces relations d’un point de vue plus large en incluant les sciences humaines et sociales. Porteur d’une vision anthropologique de l’espace, il cherche à apporter toute cette complexité de vue à la création. Par la mise en lumière d’un patrimoine spatial peu connu mais porteur de récits qu’il propose à des artistes pour inspirer leur réflexion artistique, l’Observatoire de l’Espace initie de nouveaux récits et de nouvelles appropriations du monde spatial, éloigné de son seul aspect technologique et scientifique pour réfléchir à ce que l’Espace fait à l’Homme. »
Affiche de l’intervention de Floriane Germain, 16 novembre 2017
Aurélien Barrau
Astrophysicien, laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie (CNRS-IN2P3)
L’espace-temps à l’épreuve de l’esthétique
23 novembre 2017
Amphithéâtre du Pôle Arts Plastiques
Esä, site de Tourcoing
Dans cette conférence, je commencerai par dresser le tableau de l’état des connaissance scientifiques quant à l’origine de l’Univers et à la structure de l’espace-temps. Puis nous ferons face aux difficultés qui fissurent cette vision et qui pourraient servir de guides ou de signes pour élaborer les prochaines représentations du Cosmos. Enfin, nous interrogerons ces concepts depuis des points de vue philosophique et esthétique.
Affiche de l’intervention de Aurélien Barrau, novembre 2017
Conférence Aurélien Barrau, présentation par Nathalie Stefanov et Cyril Crignon, Esä, 23 novembre 2017
Photographie de Aurélien Barrau pour un projet artistique de Marie Rosier
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Entretien filmé de Aurélien Barrau par Cyril Crignon, réalisé e 22 novembre 2017