EXPOSITION WILD WEIRD CUTE

Exposition du 26 au 30 janvier, à la galerie Commune.

DARIA KARPOVA

Daria Karpova, Yaourt High-Tech, performance, 2026

Daria Karpova, Early 20’s 😉, carton, argile, électronique, 140 x 74 cm, 2026

Early 20’s 😉 évoque la désillusion face à la vie : les ambitions de jeunesse confrontées à la guerre, aux violences, à l’absurdité de l’existence et à la dépression. Le point de départ est un collage de photographies d’une jeune fille qu’elle a jetées, se jugeant ridicule. La boule de papier lancée devient la métaphore de son expérience : elle se voit comme un déchet. L’installation invite le public à pénétrer son intimité, entre ce qu’elle voudrait cacher et ce qui demeure pourtant une part d’elle.

YEFSAH LINA

 IZAR : la guerre des roses , jeu vidéo 3D, 2026

 IZAR : la guerre des roses , jeu vidéo 3D, installation, 2026

IZAR : la guerre des roses est un jeu narratif en quatre temporalités qui explore les mécanismes systémiques menant à la guerre. Le joueur découvre d’abord un futur marqué par les séquelles d’un conflit, avant de remonter vers ses prémices politiques et sociales, puis vers son déploiement armé. Inspiré de débats contemporains et de conflits réels, le jeu met en tension responsabilité individuelle et violences structurelles. À travers un système de choix, il interroge les dynamiques de pouvoir, les logiques d’escalade, la fabrication du consentement et la transmission intergénérationnelle des traumatismes. IZAR questionne ainsi la capacité d’action de l’individu face aux déterminismes politiques et aux héritages collectifs.

NAOMI VERPRAET

Verpraet Naomi, Marée Michel, canne à pêche, éléments marins, hameçons, 200×90 cm, 2026

Marée Michel est une sculpture en mouvement composée d’éléments métalliques et naturels récoltés sur la plage. Une canne à pêche mise en rotation par un système mécanique soulève et dépose l’amas de coquillages et de déchets au sol.

Ce mouvement fait écho à la force mise en œuvre au détriment du vivant dans le contexte de la pêche industrielle.

NICOLAS MARKOVIC

La Terre attend, gravure sur bois contreplaqué, 300 x 100 cm, 2026

La Terre attend se compose de trois plaques de contreplaqué prenant l’apparence de stèles sur lesquelles est gravé un poème. Ces épitaphes agissent comme des formules afin que nos corps retournent à la terre. Le contreplaqué, bois transformé et standardisé, m’a évoqué nos corps, eux aussi subissant le cycle infernal de la production. Ce matériau pauvre est ici anobli, il mime le mobilier funéraire qui, paradoxalement, soustrait nos corps à la terre et fixe le souvenir.

Ces plaques sont destinées à être enterrées, elles nourriront le sol, comme une compensation, une substitution temporaire de mon propre corps.

NATHAN LIEBART & ELIES EL FERROUN

Nathan Liebaert & Eliès El Ferroun, Plaques commémoratives (Dialogue entre un narcoleptique et un insomniaque), tôles d’acier, transducteur, son, dimensions variables, 2026

Deux tôles d’acier perforées, arrachées au village fantôme de Doel. L’enjeu du projet est de traiter la mémoire comme une énergie. En activant ces matériaux par la résonance les deux modules évoluent de manière asynchrone dans l’espace, chacun à sa propre fréquence, produisant un langage non-humain, celui de l’acier rouillé qui revendique, après des années d’immobilité, sa présence physique et sonore.

ELIES EL FERROUN

Eliès El Ferroun, Sans titre (Apoapsis), lit, poulie, corde, dimensions variables, 2026.

Un lit suspendu en hauteur par une corde et un système de poulie flotte dans l’espace d’exposition. Pendant une longue durée, je tiens la corde : mon corps résiste, s’épuise, vit le temps autrement que l’horloge ne le fait. Face à cette scène, le spectateur traverse lui aussi la durée, mais à sa façon, selon son attention, sa patience, sa place. Ce que l’installation cherche à révéler, c’est l’expérience subjective du temps : il ne passe pas de la même manière pour celui qui porte un lit et pour celui qui porte un regard.

MAYA DENUDT

Maya Denudt, IN, faux pigeon, perchoir, esp32 CAM avec PIR Sensor, 150 x 30 x 30, 2026

Birds aren’t real. Ils l’étaient avant jusqu’à ce que le gouvernement états-unien tue tous les oiseaux et les remplaces par des drônes de surveillance. 

IN est une caméra-pigeon cachée derrière un rideau et gardée par un homme à tête de pigeon. Dès que le·a spectateur·ice entre dans la pièce, iel se retrouve devant un fond vert, filmé·e par l’oiseau. Son image sera ensuite utilisée dans la seconde partie du projet IN, un court-métrage questionnant la surveillance de masse et nos identités numériques.

ADELE DESCAMPS

Adèle Descamps, Oublie <3, Installation, Série de cartes de prière à collectionner, papier découpé, dimensions variables (environ 11 x 7 cm), 2026

Oublie <3 est un ensemble de cartes de prière destinées à nos icônes, stars de la télé-réalité française, Manon Tanti, Jessica Thivenin, Milla Jasmine… Tantôt Sainte en extase, tantôt Sainte en lamentation ou vierge à l’enfant. Les prières inscrites sur les cartes leur sont destinées. Ces commentaires ont été laissés sur les réseaux sociaux par des utilisateurs sous les photographies des personnalités : elles sont support à la prière, au recueillement.

JADE SEGOND

Jade Segond, Prima facie, sculpture métallique et programmation lumineuse, dimensions variables, 2025

Prima facie emprunte les codes de la photographie anthropométrique. Une silhouette féminine de métal se dresse, immobile, face au regard. Derrière elle apparaissent des fragments de récits inspirés de la pièce de théâtre Prima Facie de Suzie Miller. L’installation interroge l’injustice pénale subie par les victimes d’agressions sexuelles, dont la parole, fragilisée par ses failles et contradictions, peut être retournée jusqu’à faire glisser la victime vers la position de suspecte.

PAULINE DEWITTE

Pauline Dewitte, Plastic Ecosystem, vidéos, plexiglas, écrans, bois, mousse, 200 cm de haut, 2026

Plastic Ecosystem tente de reproduire un écosystème à la limite de l’artificiel et du naturel. Les pyramides holographiques en Plexiglas revisitent la forme de l’aquarium. Les hologrammes y sont projetés à partir d’une vidéo de mon aquarium, modifiée de sorte qu’on ne perçoive plus que les mouvements de l’eau et des êtres vivants. Le tout est posé sur un socle organique fait à partir de bois mort, naturellement enveloppé de branches de lierre et de mousse qui prolifèrent.

HUANG SHUQI

Huang Shuqi, Le Masque aux Super-Pouvoirs, installation interactive avec vidéo et dispositif sonore, textile et structure sculpturale, dimensions variables, 2026

Le masque agit comme un filtre entre le spectateur et sa propre voix. En parlant à travers lui, la parole est transformée en cris d’animaux, perdant sa fonction de communication. Cette transformation ne repose pas sur le sens des mots, mais sur leur intensité et leur durée. Ce qui est exprimé n’est plus un discours, mais une énergie. L’installation met en tension langage et perte de contrôle. Elle fait émerger une forme d’expression qui échappe à la norme, où la voix humaine bascule vers une dimension instinctive.

Exposition Tipping Point : What If ?

Je t’attends toujours, Benjamin Claux

Installation en métal, polycarbonate, impression 3D, bâche, vidéo et son.

En 1976, Robert Cotten travaille à l’aéroport de Mérignac, au Bassin d’Arcachon. Passionné par l’espace, il part du constat suivant : si les OVNI ne nous rendent pas visite, c’est parce qu’ils n’ont aucun endroit où se garer. En poursuivant cette pensée, il lance une pétition qui, soutenue par les habitants de la ville d’Arès puis approuvée par son maire, donne naissance au premier OVNI port du monde. Composé d’une stèle gravée de la phrase “Que nos atendem totjorn” et d’une soucoupe volante détruite par le temps, ce lieu ne dispose d’aucune piste d’atterrissage. Entre une attraction touristique balnéaire et un symbole de croyance spatiale qui a fait le tour des journaux américains, l’OVNI port d’Arès est devenu un lieu emblématique de la mythologie extraterrestre insérée dans l’espace publique.

Quando me junta a outra vida (Unreal Engine 5, Touchdesigner, Arduino, Leapmotion, bande son, Granit, bois, profilé aluminium et écran) 2023.

Et si la dictature de Salazar n’avait jamais eu lieu ? 

Pour échapper à la dictature pendant les années 1960, mes grands-parents fuient le Portugal par les montagnes du Gerês. La pièce propose de suivre leurs pas.

L’installation, située à la frontière entre un lieu de recueillement et une machine expérimentale, offre une immersion de cette migration. Elle invite le spectateur à interagir avec une dalle de granit chauffée pour entrer en communion avec un jeu conçu sur Unreal Engine 5.

« Quando me junta a outra vida » est une expérience immersive et interactive composée d’une dalle de granit fixée sur une structure en profilé aluminium, surplombée d’un écran et entourée de terre, de pavés en granit et de bougies.
En explorant les répercussions d’une histoire alternative où la dictature de Salazar n’a pas eu lieu, cette installation propose d’explorer narration non linéaire en traversant les ramifications d’histoire non avenues.

Pièce ayant bénéficié de la bourse à projet de l’Esä 2023.

Réalisé avec la collaboration de Karl Habre et Cécile Prieur, étudiant.e.s ingénieur.e.s dans leurs départements respectifs Système Embarqués et Informatique&Statistiques,  dans le cadre du Module de co-création Arts et Sciences, Polytech’Lille-Esä.

Cry of the Inti (Sun God)
Installation sculpture vivante, encre sur papyrus, bassin, roseau, lumière LED, 53x120cm, 2024.

“Cry of the Inti (Sun God)” est une installation sculpture mettant en lumière la pollution du Lac Titicaca, et incitant à la réflexion quant aux capacités et aux limites régénératrices et dépolluantes des plantes, notamment du roseau. 

Inspirée de la mythologie et de l’idée d’un Dieu Soleil (Inti) protecteur, bienveillant et régénérant, l’installation se compose d’un bassin d’eau où se trouvent des images représentant des prises de vue depuis le ciel du lac pollué. Les images du lac Titicaca montrent la contamination de l’eau par des déchets minéraux issues de l’industrie minière, d’eaux souillées issus du milieu hospitalier, et d’eaux industrielles contaminées par des produits chimiques jetés à 100 kilomètres du lac dans la rivière Coata.

Ce mouvement de l’eau, créé par les gouttes qui coulent du roseau, efface peu à peu l’image du Lac Titicaca imprimée sur papyrus. Cellei-ci est un montage de 4 photogrammes issues des captations en drone du Lac lors d’une exploration avec Danny Camacho, documentaliste.

[ Réalisé en collaboration avec Antoine Vasse, Jeremy Bellavia et Sear Kasing, étudiants ingénieurs de Polytech’Lille, dans le cadre du Module de co-création Arts et Sciences, Polytech’Lille-ESÄ. ]

#Mutation
Installation, impression 3D, dimensions variables, 2024

#Mutation a été créé d’après le thème de l’empathie, ce travail fait référence aux miracles spirituels dans le monde humain.
#Mutation se compose d’un crâne mi-humain, mi-animal, il est reproduit en impression 3D, ce crâne va subir un miracle spirituel faisant référence aux statuts historiques.
#Mutation déverse des larmes jaunâtres, elles sont créées grâce à des poches de liquides suspendues dans l’espace. Cette couleur est reliée au sujet de la pollution nucléaire. Le nucléaire est l’un des polluants les plus radioactifs pouvant affecter la mutation génétique des espèces vivantes. Ces déchets peuvent recréer entièrement un adn et le modifier. En évoluant, cette radioactivité peut créer de nouvelles compositions physiques au sein d’un même espace.
#Mutation à été créé dans le cadre du module co-création Arts et Sciences, avec la collaboration des ingénieurs de Polytech Lille.